Prévention
Extinction des feux
Un seul lampadaire mal orienté peut clouer au sol toute une nuit d’envols. Nous cartographions les points noirs et travaillons avec les communes pour les masquer, les baisser ou les éteindre pendant la saison.

Ramasser les oiseaux sur la route, c’est déjà avoir perdu
Chaque oiseau que nous portons au centre est un oiseau qui n’aurait jamais dû tomber. Les jeunes quittent le terrier par une nuit sans lune et se repèrent à la lueur de l’horizon au-dessus de la mer. Un lampadaire qui projette sa lumière vers le haut se lit comme cet horizon. L’oiseau vire vers l’intérieur des terres, tourne jusqu’à l’épuisement, et se pose.
Nous passons donc l’autre moitié de l’année sur des poteaux d’éclairage plutôt que sur des oiseaux. Chaque saison, nous relevons le lieu exact de chaque sauvetage, au lampadaire près. Au bout de trois saisons, la carte est sans ambiguïté : un petit nombre de luminaires explique la majorité des échouages.
Ce que nous demandons à une commune
Rarement l’obscurité. Le plus souvent un cache au-dessus du luminaire pour que la lumière descende au lieu de partir sur les côtés, une ampoule plus chaude, et une extinction des éclairages décoratifs et de parking entre vingt-deux heures et cinq heures pendant la fenêtre d’envol. Cela coûte très peu à une commune et supprime le problème à la source.
Où nous en sommes
Deux communes appliquent désormais une extinction saisonnière complète de leur éclairage de front de mer. Une troisième teste des caches sur le tronçon qui a généré le plus d’appels l’an dernier. Chaque luminaire que nous faisons changer, c’est environ quarante oiseaux par saison qui n’auront jamais besoin d’un bénévole.